Notre démarche

Notre engagement repose sur trois fondements :
La République, parce qu’elle fournit le cadre (ce que nous avons en commun)
Le socialisme, parce qu’il fournit la méthode (la critique sociale qui révèle les dysfonctionnements de la société par rapport à ses principes et d’abord celui d’égalité)
L’écologie, parce qu’elle fournit la finalité (une société de bien être respectueuse des hommes et de son environnement).

La république

Nous sommes d’abord des Républicains, convaincus que l’unité de notre peuple passe par l’élaboration et l’affirmation d’un projet commun, d’une idée partagée de l’avenir ensemble.
Républicains, contre les Libéraux qui ne voient que l’individu, nous voulons contribuer à reconstruire une communauté politique déterminée à prendre son destin en main et qui aide chaque citoyen à faire de même, face à la dictature du marché, l’injonction technologique et l’assignation identitaire.
Républicains, contre les néo-libéraux qui ne voient que l’économie, nous voulons que la démocratie retrouve ses droits face à l’hyper-puissance des banques et des méga-entreprises qui défient les peuples et les États.
Républicains, nous voulons redonner sens à l’engagement citoyen en rénovant notre démocratie et en travaillant à donner à nos compatriotes les plus éloignés du pouvoir les moyens de faire entendre leur voix et d’exprimer leur choix.
Républicains, contre la réaction xénophobe et identitaire, nous voulons garantir à chacun le droit de penser, d’agir, de croire, comme il l’entend dans le respect des principes fondateurs et exigeants qui sont l’âme même de la République, à commencer par la laïcité.

Le socialisme

Nous sommes des socialistes, c’est-à-dire des citoyens soucieux non de l’abstraction des droits mais de leur enracinement dans la réalité sociale.
C’est cet engagement qui rend notre républicanisme conséquent !
Socialistes, héritiers du mouvement ouvrier, nous voulons comprendre la société pour la transformer. Nous soumettons donc la réalité sociale à l’analyse pour déterminer les lieux et les mécanismes de la domination.
Socialistes, nous considérons que la société est traversée par de profondes inégalités dont l’origine doit être recherchée d’abord dans l’organisation sociale. C’est aux ouvriers, aux employés, aux petits fonctionnaires que nous nous adressons d’abord parce qu’ils sont les premières victimes des processus de de désindustrialisation, de privatisation et de réduction des protections sociales à l’œuvre depuis vingt ans. Si nous n’ignorons pas les enjeux des luttes contre les discriminations liées à l’origine ou au genre, auxquelles nous nous associons, nous voulons placer celles-ci dans la même perspective que celles à conduire contre les processus d’exploitation : c’est au nom de l’égalité, de la justice, du droit de toutes et tous à bénéficier des garanties et des opportunités liées au progrès de la société que nous les engagerons.
Le Socialisme porte l’ambition d’une société ordonnée par la démocratie autour des valeurs d’égalité et de justice.

L’écologie

C’est enfin parce que nous sommes socialistes que sommes des écologistes, déterminés à fixer ses limites au progrès, économique et technologique, au nom du bien-être, de la biodiversité et de la lutte contre le réchauffement climatique.
D’abord parce que les conséquences néfastes du développement capitaliste ne sont ni réparties ni subies de la même manière, ni au même degré, par tous les territoires ou toutes les catégories de la population. L’inégalité écologique recoupe presque parfaitement l’inégalité sociale, à l’échelle nationale comme à l’échelle du monde.
Comment, par ailleurs, ne pas voir en quoi la concentration de la richesse constitue un formidable gaspillage et pousse à une fuite en avant qu’une répartition plus équitable permettrait d’éviter ?
Ensuite parce que l’origine du réchauffement climatique, comme les résistances à toute action approfondie, viennent très directement de la logique de production et de consommation à l’œuvre. La course à l’accumulation et au profit, la compétition généralisée qui la sous-tend, est intrinsèquement contradictoire avec la préservation de notre écosystème. C’est cette réalité structurelle qui explique le surplace des politiques publiques malgré la prise de conscience croissante de l’opinion.
Comment ne pas voir, en outre, que la folie dispendieuse du capitalisme contemporain ne parvient plus à se maintenir qu’au prix d’un endettement croissant traduisant les limites matérielles de son système ?
Enfin, parce que le mouvement socialiste, à la notable exception de la parenthèse productiviste du « socialisme réel » comme de la social-démocratie des Trente Glorieuses, porte en lui les principes de modération, d’humilité et de partage autour desquels pourra se construire une nouvelle forme de prospérité, sans croissance, mais nourrie d’un progrès véritable prenant en compte toutes les dimensions sociales, relationnelles, éducatives, d’une vie vraiment humaine.
C’est donc à une nouvelle définition de la prospérité que nous devons nous consacrer.