Ces militants socialistes quittent le PS, ils l’expliquent à RMC

Sébastien et Adélaïde ont été des militants socialistes modèles. Mais aujourd’hui, c’est fini. Ils claquent la porte et se tournent désormais vers « Après », le mouvement lancé par l’aile gauche du PS.

À l’initiative du député européen Emmanuel Maurel, et de la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, une nouvelle formation politique a vu le jour. « Aprés » (Alternative pour un programme républicain, écologiste & socialiste), entend rassembler les déçus du Parti socialiste. La toute jeune formation s’est déjà rapprochée des Insoumis à l’approche des élections européennes.

Près de trois semaines après leur départ fracassant, la sénatrice et le député assurent être suivis par 1000 cadres, élus et militants déçus du parti socialiste. Dans le Val-d’Oise, ils seraient plusieurs dizaines à avoir claqué la porte du parti. Décision douloureuse mais nécessaire, disent-ils.

« Le PS on y croit plus« 

C’est le cas de Sébastien et Adélaïde, militants socialistes modèles qui ont passé des dizaines d’années à coller des affiches quitte à rogner sur leur vie de famille : « J’avais l’impression au fur et à mesure en tant que militant du PS, d’être face à un mur vis-à-vis de nos anciens électeurs. La plupart du temps c’était de l’indifférence. Le PS on y croit plus« , explique Sébastien.

Ils ont rejoint « Aprés », le mouvement lancé par l’aile gauche du PS désormais allié pour les européennes avec Jean-Luc Mélenchon : « Quelles sont les forces qui comptent à gauche ? c’est d’abord celle de la France insoumise qui a su convaincre au cœur de l’électorat de la gauche« , ajoute Sébastien.

« Le PS n’a plus de colonne vertébrale. On verra si avec Jean-Luc Mélenchon Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann si on arrive à créer une dynamique« , avance pour sa part Adélaïde. Un cadre du parti socialiste a tout de même tenu à prévenir les militants qui voudrait quitter le PS : « Ceux qui veulent tenter l’aventure Mélenchon se trompent car il ne pourra jamais rassembler la gauche« , dit-il sous couvert d’anonymat.

Juliette Droz et Benjamin Pelsy (avec G.D.)