Communiqué de presse : Défendre la Fonction publique pour protéger nos services publics 

La petite musique lancinante des libéraux sur le coût des dépenses publiques ou le nombre soit disant trop élevé de fonctionnaires a trouvé de zélés interprètes au gouvernement et à l’Élysée. Les annonces du Premier Ministre le 29 octobre dernier à l’issue du comité interministériel de la transformation publique sur les suppressions absurdes de 120 000 fonctionnaires, la généralisation des recrutements de contractuels pour s’y substituer ainsi que la rémunération à la « performance » favorisant la compétition entre agents sont autant d’attaques contre le statut de la fonction publique. C’est tout un discours managérial issu du capitalisme anglo-saxon qui inspire la politique du gouvernement et qui participe en creux à promouvoir la start-up Nation.

Pourtant notre modèle de service public universel garantit l’accès de tous les citoyens aux services et besoins essentiels partout et tout le temps sur le territoire de la République. Notre fonction publique permet à la France de disposer d’agents publics neutres, impartiaux, engagés au service de l’intérêt général. Nous tenons donc à renouveler notre plein soutien aux fonctionnaires, à leur redire notre fierté pour le travail qu’ils accomplissent chaque jour dans des conditions difficiles, sous tensions budgétaires, et ce dans un climat politique délétère entretenu par le gouvernement.

Nous affirmons que les fonctionnaires, attachés à leurs missions de service public, ont besoin d’autres réformes. Cela passe notamment par la suppression du très idéologique jour de carence qui pénalise la santé et le pouvoir d’achat des agents. Ce soutien politique doit aussi se traduire par des mesures visant à réduire les contrats précaires dans les trois versants de la fonction publique et des mesures de reconnaissance de leurs métiers à travers la rémunération en revalorisant le point d’indice, en développant la formation à travers une véritable GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences) tout en mettant réellement en œuvre la mobilité des parcours et l’égalité professionnelle.