Election présidentielle au Brésil. La France doit s’engager concrètement pour la défense des Libertés

Communiqué de presse d’Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann & APRÉS

lundi 29 octobre 2018

Pour la première fois un candidat fasciste a été élu démocratiquement à la présidence fédérale du Brésil. Ses propos n’ont guère laissé de doutes sur la manière dont il compte considérer son opposition de gauche.
Le danger pour la démocratie et pour la vie même des militants brésiliens de gauche est évident.
Le Président de la République s’est contenté de féliciter M. Bolsonaro en « insistant sur le respect des principes démocratiques ». Ce n’est évidemment pas à la hauteur du risque.

Emmanuel Maurel, député européen, et Marie-Noëlle Lienemann, Vice Présidente du Sénat, initiateurs d’APRÉS, demandent donc que la France s’engage sans tarder et sans ambiguïtés dans une démarche de protection et d’accueil des militants brésiliens de gauche et pour les droits de l’Homme en leur accordant l’asile politique quand ils le sollicitent. Dès à présent, des mesures doivent être prises en ce sens en leur ouvrant la frontière entre la République française et le Brésil en Guyane et en prévoyant les moyens permettant cet accueil dans de bonnes conditions et ce en lien avec les élus guyanais.