Ouest France – Vendée. Démission collective au parti socialiste

Ouest France – David Dupré – le 18/10/2018 à 21h19

Plusieurs militants de l’aile gauche de la fédération du PS de Vendée ont décidé de quitter le parti ce jeudi 18 octobre.

Émilien Batôt (section La Roche-sur-Yon) ; Céline Cailleteau (section La Roche-sur-Yon) ; Martine Chantecaille (membre du bureau national, section La Roche-sur-Yon) ; Jean-Paul Hue (section de Talmont) Pierre Jaunet (section La Roche-sur-Yon) ; Jacques Rassinoux (section Saint-Florent-des-Bois) ; Jacques Robin (section de Mortagne), Michèle Rousseau (section de La Roche-sur-Yon) ; Eric Vendé (section de Pouzauges). Tous ces membres de l’aile gauche de la fédération du PS de Vendée ont décidé de claquer la porte de leur parti, ce jeudi 18 octobre.

« Nous nous étions engagés dans un parti qui, au pouvoir, pouvait, en rassemblant la gauche, mettre en œuvre de grandes conquêtes sociales et contribuer à changer la vie », expliquent ces élus dans un communiqué qui vient de tomber.

« Le quinquennat de François Hollande, par des choix importants contraires à nos principes et à nos engagements (déchéance de nationalité, loi Travail…), nous a coupés du reste de la gauche », poursuivent ces élus.

« Pendant la campagne présidentielle et les élections législatives, alors que le programme d’Emmanuel Macron ne laissait aucun doute sur ses orientations très libérales, de nombreux socialistes ont appelé à voter pour lui dès le premier tour ou se sont affichés majorité présidentielle », regrettent les élus démissionnaires.

« L’écart entre nos orientations est devenu chaque jour plus criant. Nous assistons depuis quelques mois à la tournée des fédérations par François Hollande qui n’a aucune difficulté à faire applaudir son action et critiquer les députés dits frondeurs, qui exigeaient simplement que les promesses faites aux citoyens soient tenues », est-il aussi écrit dans ce communiqué.

« Vote après vote, nous prenons acte de notre incapacité à faire changer les choses de l’intérieur. Il ne s’agit pas pour nous de rejoindre La France Insoumise mais de formuler notre volonté de discuter avec toutes les forces de gauche. Nous préférons donc tourner la page pour porter plus clairement un idéal socialiste qui nous paraît plus que jamais pertinent face aux défis actuels. »